Il se situe dans un ancien hôpital fondé au XIII siècle par le seigneur de Châteaugiron

Claudine BRUSORIO, par sa sculpture, nous donne le tempo du Mouvement de la vie, le vibrato de son cheminement vers l’Equilibre. Entre ombre et lumière, tout tourne autour du corps, le corps à peine façonné, suggéré, introverti pour mieux plus tard se livrer, alors c’est l’élan vers la lumière, la liberté. La délicatesse des courbes harmonieuses et reposantes nous livrent toute la générosité et la simplicité de l’artiste. Ces lignes épurées résonnent de sensibilité, de vérité, l’essentiel est dit.

Claudine BRUSORIO nous entraîne vers sa propre exploration de l’Existence, avec pudeur elle éclaire toutes les zones d’ombre de l’Etre.

De 2000 à 2002, elle crée en Italie une œuvre majeure « LE PASSAGE », symbole de son cheminement personnel. Riche de cette force créatrice, elle part à la conquête de nouvelles lignes, de nouvelles courbes, de « l’autre côté de la pierre ». Le travail s’épure, un univers aux mille facettes et pourtant qui n’a de cesse que d’être tourné vers l’essentiel.

Plus la lumière s’impose, plus les lignes sont sobres, et plus elles éclatent de générosité, plus elles relèvent du mystère. « Cet équilibre est la clé du travail » comme le sous-entend Claudine Brusorio.

En 2002  la pratique du Taï chi chuan lui confirme cette recherche de l’équilibre, la clé aussi de la paix intérieure.

Cette vérité qui résonne en elle chaque jour et qui s’exprime à travers ses œuvres lui inspire cette recherche de posture du Taï chi en sculpture

pendant deux années, avec la terre, elle va apprendre la rigueur du geste juste pour la posture juste, pour que la pièce se stabilise et s’équilibre.

Ces postures du Taï chi se sont imposées comme une évidence, élégantes et légères. Encore fallait-il trouver le matériau, comment leur donner corps ? Une série a été faite en marbre, une autre en bronze qui permet de comprendre le mouvement, et puis la dernière série en céramique.

Cette dernière série est faite avec une technique qui s’appelle le RAKU.

En perpétuel mouvement, Claudine BRUSORIO, avec son insatiable soif de connaître, d’apprendre, a donné un sens réel à sa vie et à ses œuvres. Avec simplicité et générosité, elle nous murmure ce message universel, intemporel « L’équilibre, c’est aller vers la paix intérieure, c’est reconnaître la dimension intérieure de l’Etre ; ma sculpture n’est pas ce que je vois ,mais ce que je veux faire voir »